Un nobile cervello veneziano in fuga

«Geostorie», anno XXI, nn. 3, 2013

Orazio La Greca
Un nobile cervello veneziano in fuga

Avant l’unité d’Italie il manquait à nos
géographes des orientations e des problématiques communes; cependant emergèrent
quelques personalités individuellement: dans l’Italie du sud Ferdinando De Luca (1783-
1869), dans celle du centre Francesco Costantino Marmocchi (1805-1858) et dans celle du
nord Adriano Balbi (1782-1848). Contrairement aux deux premiers, le troisième, noble
vénitien, est géographe et statisticien inconnu pour la plupart: l’objet de ces pages c’est la
recherche de ce motif. Adriano Balbi enseigna tout jeune au collège des Camaldulens dans l’île de Saint Michel (cimetière actuel de Venise), où il fut abbé frère Mauro Cappellari,
après pape Grégoire XVI, et recteur frère Placido Maria Zurla qui deviendra cardinal
vicaire à Rome. Ce sont eux qui l’encouragèrent aux ètudes géographiques. Mais ne
trouvant pas de opportunités satisfaisantes dans son pays, il émigra avec la famille d’abord
en Portugal, puis à Paris où il resta dix années et où apprécié comme géographe par Konrad
Malte-Brun et Alexander von Humboldt, il publia toutes ses oevres les plus importantes. Il
refusa les propositions des universités de Paris et de Saint-Pétersbourg et retourna à Venise
espérant, mais en vain, de obtenir un poste d’enseignement universitaire. A cause de sa
bonne renommée, fut appelé à Vienne comme conseilleur imperial pour la géographie et la
statistique. Pendant les dernières années de sa vie, il se retira à Venise. Durant son
existence, Balbi fut honoré et reconnu, mais post mortem il fuit bientôt oublié car la
soumission volontaire à l’Autriche et l’étroite observance envers les orientations du haut
clergé catolique, le firent malvoir par les progressistes et les liberaux de toute Europe,
tandis que aujourd’hui il reste un personage marginalisé de la géographie.

Before the unification of Italy, our
geographers failed to have community of intents and sharing of problems; emerged,
however, individual key players: in southern Italy Ferdinando De Luca (1783-1869), in the
central Francesco Costantino Marmocchi (1805-1858) and in the northern Adriano Balbi
(1782-1848). Unlike the first two, the third one, a Venetian nobleman, is a geographer and
statistician unknown to most people; the objective of these few pages is to investigate the
reasons why. Adriano Balbi was a very young teacher at the college of Camaldolesi, in the
San Michele island (current cemetery of Venice), when the abbot was Monk Mauro
Cappellari, the future Pope Gregory XVI, and the rector was Monk Placido Maria Zurla,
that will become the Cardinal Vicar for Rome. They themselves nudged him to the
geographical studies. Despite this, finding no satisfactory arrangement at home, Adriano
Balbi, with his family, immigrated to Portugal at first and then to Paris, where he stayed for
over ten years. Here, esteemed by geographers such as Konrad Malte-Brun and Alexander
von Humboldt, he published all his most important works. After refusing many offers by
the universities of Paris and St. Petersburg, he returned to Venice, hoping in vain to get a
university teaching but, because of his fame, was then called to Vienna as an imperial
adviser for the geography and the statistics. In the last years of his life he retired to Venice.
During his life, Balbi received honours and recognitions but he was suddenly forgotten after
his death. This happened mainly due to his Austria’s dedication and strict adherence to the
high Catholic clergy. This attitude made him unpopular with progressives and liberals
throughout Europe, and he still is an outcast character in the geography world.

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